Soleil

by imagho

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1.
03:59
"Jamais" On les voit, souvent, derrière les gouttes ou les traces de sable. Maisons noires, rues mouillées, des gosses partout, des bagnoles. Nous on passe, le soir, le matin, en vacances, au boulot, toujours pressés. Eux nous voient, nous entendent, nous respirent, nous envient, nous détestent. Comment font-ils pour vivre là ? Faut y être né, faut aimer. Là où ils sont, nous, on ira jamais. English translation: Never (« Jamais ») We can see them, often behind drops or sand traces. Dark houses, wet streets, kids everywhere, cars. We're driving by, in the evening, in the morning, always in a hurry. They see us, hear us, breathe us, envy us, hate us. How can they live there ? You must be born there to stand being there. Where they belong, we will never go.
2.
04:29
"Déja-vu" Comme un air de déjà-vu, les clés sont sur la porte, la porte claque, et moi je suis dehors. Comme un air de déjà-vu, les billets dans la poche, appuyé contre la fenêtre je regarde le paysage qui défile. Je cherche dans les annonces un endroit où me poser, un endroit rien qu'à moi, je le trouve et m'y installe. Comme un air de déjà-vu, ce qui manque le soir c'est la peau, ta peau, mais aussi ton rire, tes sourires, ton regard, et surtout, des projets. English translation: Déjà-vu Feeling like a deja-vu, the keys are on the door, the door slams and I am outside. Feeling like a deja-vu, train tickets in the pocket, looking out the window I watch the landscape passing by. I search in the classifieds for a place to settle down, a place for myself, I find it and move in. Feeling like a deja-vu, what I miss at night is skin, your skin, but also your laughter, your smiles, your look and, above all, plans.
3.
05:21
"Perdue" On a cherché, on a fouillé, on a quadrillé, on est surtout passés à coté. Elle était là, mais nous on a rien trouvé. 
Cloitrée, moussue, cachée, perdue, en silence elle attendait, et nous on passait, tout près. Avec les bottes, avec les chiens et les lunettes à détection, tout l'attirail qui sert à rien quand on a pas d'idée, on l'a jamais retrouvée, et pourtant, elle nous attendait. English translation : Lost (« Perdue ») We searched, we combed, we criss-crossed the place, we just missed her. She was there but we found nothing. Hidden, lost, silent, she awaited, and we searched, so close. With our boots, our dogs, infrared glasses, all the stuff that is of no use when you haven't got a clue, we never found her, and yet she awaited.
4.
04:29
"Secrète" Tu viens toujours à pied. Par la fenêtre du bus j'aperçois ta démarche cadencée, tes petits pas serrés que je reconnaitrais partout, de dos s'il le faut. Six mois plus tard, c'est l'été. En terrasse, au café, tu me dis « je suis secrète ». Cet aveu que tu fais est un présent sans prix. C'est la première fois que tu parles de toi . Encore plus tard, des années, rien n'a vraiment bougé depuis ces trois mots. Tu n'a rien dit de plus et je ne comprends pas mieux le gouffre que tu caches même à toi. English translation: Discreet (« Secrète ») You always come walking. From the bus's window I can see your rythmic walk, all the small steps I would recognise anywhere, should you be turning your back on me. Six months later, it's summer. In a bar, on the terrace, you tell me « I am discreet». Those words are priceless, it's the very first time you speak about yourself. Later on, many years, nothing never happened since these few words. You never said more and I still don't get the abyss you hide from yourself too.
5.
03:27
6.
"Chaque saison" Les noeuds se forment sur le plancher, les feuilles repoussent et recouvrent tout.
Dans le seau, sous l'escalier, les gouttes s'ajoutent aux gouttes passées.
Il n'y a plus de place pour moi. Les nuages entrent dans l'escalier, les murs s'effritent puis s'ouvrent en grand.
Des racines courent dans le cellier, la nuit on peut les sentir bouger. Il n'y a plus de place pour moi, et je sais qu'à chaque saison, on me récolte et me brûle. English translation: On every season (« Chaque saison ») Wood knots forming on the parquet, leaves grow and mask everything. In the bucket under the stairs, drops are adding to ancient drops. There is no place for me no more. Clouds entering the staircase, walls break then open wide. Roots crawl on the cellar, at night we can feel them move. There is no place for me no more and I know that on every season I'm being harvested and burned.
7.
04:40
"L'incendie" On marche, deux par deux, dans la poussière, sans savoir si la route ira au bout. Entre deux rails, on ira, guidés par la bande continue. La chaleur est forte, les yeux nous piquent, les mouchoirs sur la bouche ne suffisent plus.
Ils sont humides et collent au nez, mais sans eux, on ne tiendrait pas. Les lueurs de l'incendie s'éloignent un peu, mais les fumées sont toujours là.
Les vieux qui ne voulaient pas partir ont été emmenés.
Ils ont fermé leur porte à clé, modeste rempart contre l'incendie. English translation: The Fire (« L'incendie ») We walk, two by two, in the dust, wondering if the road will lead us to the end. Between two crashbarriers we walk, guided by the centerline. Heat is intense, our eyes are sore, tissues on our mouths do not suffice anymore, they are wet and stick to our noses but without them we could not make it. Fire glows in the distance but the smoke remains around. Old people who did not want to leave were taken away. They locked their doors, modest defence against the fire.
8.
05:29
"La Loire" Les phalènes se regroupent aux lumières des réverbères.
Des mecs sont assis sur le rebord du parapet. Ils boivent des bières en bouteille, lentement, mais longtemps, et lachent deux mots aux gens qui passent.
Et il en passe, car c'est Bal ce soir. 
Marcia Baila ricoche sous les voûtes du pont et se dilue au fil de l'eau.
Il fait chaud, les phares sont jaunes, la Loire disparaît lentement dans le noir. Pull en coton, souliers plats, ta mêche est coupée court. En montant vers l'église on perçoit le battement sourd de la musique tout en bas, et au dessus de nous le vol des martinets qui ne s'arrêtent jamais. Il fait chaud, les phares sont jaunes, la Loire disparaît lentement dans le noir. English translation: The Loire River (« La Loire ») Moths gathering in the street lamp lights. Guys are sitting on the edge of the bridge driking bottles of beer, slowly, but for a long time, and tell a word or two to the people passing, and many pass since tonight's a ball night. Marcia Baila bounces under the bridges vaults and dilutes into the water. Hot night, yellow headlights, The Loire fades slowly into the dark. Cotton sweater, ballerina shoes, your hair is cut short. Approaching the chuch we still can feel the beats from the music down under, and above us, we see the swifts that never rest. Hot night, yellow headlights , The Loire fades slowly into the dark.
9.
"Paradis perdu" Cueilleur d'insectes au tronc des arbres, vrombissant dans les poches, chantant dans les cheveux, tu files sous les genêts chercher l'oiseau blessé, puis reviens écouter la fin de l'été. Lumière dans le jour, sourire de dents de lait, même si tu as grandi tu es passé bien vite. Allongé pour toujours sous ton collier de barbe et tes boucles dorées, tu scrutes le ciel sous les immortelles et veilles sur les collines que tu as tant aimées. English translation: Paradise lost (« Paradis Perdu ») Bug picker on tree trunks, humming in the pockets, singing in you hair, you flee under the brooms to chase the wounded bird, then come back and listen to the summer's end. Light in the day, baby tooth smile, even though you grew up you lived a too short life. Lying forever under your chinstrap beard and your golden locks, you scrutinize the sky from under flowers and watch over the hills you loved so deeply.

about

"Soleil" est le huitième album d'imagho, et le premier sur lequel apparaît la voix. Il a été enregistré au Studio Nocturnes entre 2011 et 2014 et devait paraître en 2015 sur un label qui ne le produira finalement pas. En 2018, la décision est prise de le sortir sur le label Images Nocturnes. Tous les titres sont alors remixés, le mastering et l'artwork sont refaits. Le disque parait en janvier 2019.
Textes, voix, tous instruments, prise de son, mixage et artwork: JL Prades

English:

« Soleil » is imagho's eight solo record, eleventh when including the collaborative ones, and the very first to include JL Prades' voice, in a parlé-chanté (should I say TalkOver, or Sprechtgesang?), on every track. Its nine tunes are closer to song form than any other imagho record but still with large dreamy instrumental moments. Full of the lush acoustic and electric guitars you could expect from imagho, « Soleil » is also built on drums, bass, an antique rythm box, ancient synths, analog treatments and field recordings. It's a peaceful yet somewhat worried record, depending on the tracks.

credits

released January 22, 2019

license

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about

imagho France

Imagho is JL Prades's solo project since 1997. It's wandering between jazz, folk music, post-rock, electronica and musique concrete.

Tunes are mostly guitar (both electric and acoustic) based, along with electronics, field recordinds and any other sound or instrument JL Prades comes across.

File Imagho under moody, climatic and melodic music - if you wish...
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